…Vivre en couple avec le TDAH. Pour éviter de s’emprisonner!

Il n’est pas rare de voir des conjoints complémentaires être tombés amoureux mais plus tard en venir à s’accrocher ++  sur les mêmes caractéristiques qui les avaient attirés au départ.

En continuité avec cette tendance liée à l’attrait amoureux, il est fréquent de voir un partenaire plus lunatique ou dispersé se retrouver en couple avec une personne plutôt structurée et pour qui l’organisation est une seconde nature… Après quelque temps par ailleurs on en vient à s’accrocher…Un reprochant à l’autre de le contrôler et l’autre reprochant à l’un de lui laisser toute l’organisation sur les épaules.

On pourrait avoir tendance à penser que celui qui a un problème est le ou la partenaire désorganisé(e). En fait il n’en est rien! Les deux partenaires ici ont quelque chose à grandir pour trouver un équilibre plus heureux dans la relation… Ainsi le partenaire désorganisé a à être accompagné pour  choisir avec plus de facilité de mettre en place les comportements qui favoriseront un meilleur équilibre entre obligation, plaisir, choix contraignant et responsabilités libératrices. De son côté le partenaire plus organisé a à apprendre à prendre le risque d’exprimer son besoin d’être vu, et considéré par l’autre dans ses choix. Il a aussi à apprendre à lâcher prise et à respecter une façon de faire différente du conjoint même si il peut lui apparaître que la façon de son conjoint de composer avec les obligations, plaisirs et responsabilités de la vie n’est pas la façon que lui privilégierait…

Tout deux donc ont aussi à apprendre à doser l’engagement à soi et l’engagement à l’autre dans la relation afin de ne pas se sentir contrôler,  ou à l’inverse abandonner par le partenaire, ou encore en otage dans la relation. Tout deux ont aussi souvent à apprendre à tirer profit de leur vécu affectif ou de leur réaction affective pour mieux aborder la relation et retrouver plus de fluidité, de souplesse et de bonheur dans leur vie amoureuse.

Qu’on soit adulte ou enfant le TDAH implique une question d’apprentissage au dosage de la perméabilité des frontières interpersonnelles… Par ailleurs quand on est en couple et que nos « antennes amoureuses » ont choisi un partenaire créatif, spontané, drôle, rêveur, sensible … et aussi hyperactif, lunatique, désorganisé ou impulsif par moment, ce n’est pas par hasard. On a aussi généralement à apprivoiser le juste dosage de ses propres frontières interpersonnelles. Quel est mon rôle? Quelles sont mes responsabilités? Comment prendre le risque de lâcher prise quelque peu? Y aura-t-il quelqu’un à l’autre bout?

Si vous rencontrez comme couple les défis associés à vivre en couple avec…le TDAH, vous gagnerez à travailler tous les deux, de préférence ensemble,  la clarification de vos frontières interpersonnelles, la communication affective et le bon dosage de l’engagement à soi-l’engagement à l’autre… Ce travail relationnel vous permettra de retrouver le pétillement des premiers moments et l’attrait de la différence de votre partenaire! Vous aurez profitez des accrochages des derniers jours pour cheminer vers une vie à deux plus heureuse, spontanée, responsable et libre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 thoughts on “…Vivre en couple avec le TDAH. Pour éviter de s’emprisonner!

  1. Dominique

    mars 25, 2014 at 8:56

    Je suis contente pour toi chère Diane, ça me touche que tu sois ma cousine et que tu es très intelligente et capable de comprendre beaucoup de choses de manière différente…. Bonne continuité. Amitiés Dominiquexxx

  2. Mary

    décembre 13, 2014 at 7:17

    Je vis en couple depuis 16 ans avec un conjoint qui a été diagnostiqué TDHA depuis 3 mois. Bien que la médication soit salutaire, celle-ci ne règle pas tous les comportements qui se sont installés insidieusement au fil du temps dans notre couple. Le conjoint « organisateur » souffre autant que le conjoint atteint du TDHA. Je cherche de la littérature s’adressant particulièrement au conjoint « organisateur » et j’en trouve très peu. Étant de la Rive-Sud de Montréal, j’apprécierais savoir si vous pouvez me référer un collègue ayant la même expertise que vous. Merci à l’avance pour votre aide.

    • Diane Dulude

      avril 9, 2015 at 2:31

      Je vous répondrai sensiblement la même chose qu’au commentaire précedent. L’approche du TDAH est relativement nouvelle. J’ai développer cette approche au cours des dernières années,l’ai pratiquai avec succès en clinique depuis plusieurs années, j’ai écrit le livre sur le sujet et face à la très grande réponse positive des gens affectés par le TDAH, que ce soit directement ou indirectement comme membre du couple et de la famille, je suis présentement à former d’autres psychologues à celle-ci. Par ailleurs l’Ordre des psychologues du Québec pourrait sûrement vous orienter vers des psychologues connaissant bien la problématique du TDAH, et peut-être qui sait certains de ces collègues auront peut-être une approche se rapprochant de la mienne. Un article sur mon approche est paru dans le no spécial TDAH du mois de mars de la revue de l’ordre qui rejoints un très grands nombres de psychologues.

      Bon cheminement, et restez à l’affût j’ai le projet de développer et d’offrir des formations grands publics au cours de l’année prochaine.

      Au plaisir, Dre Diane Dulude, psychologue

  3. Dominique

    février 4, 2015 at 2:07

    Bonjour

    Je trouve vos articles très intéressants et celui-ci me rejoint particulièrement. J’étais toutefois déçu de constater que vous pratiquez à Montréal…..Auriez vous une collègue à me référer à Québec (spécialisé dans le TDA) ?

    Merci à l’avance pour votre réponse

    • Diane Dulude

      avril 9, 2015 at 2:24

      Je n’ai malheureusement personne que je connaisse personnellement à vous référer à Québec. L’approche du TDAH comme force à rééquilibrer est nouvelle et je suis à former des psychologues intéressés à développer leur perspective du TDAH en ce sens. Par ailleurs l’Ordre des psychologues du Québec pourrait sûrement vous orienter vers des psychologues connaissant bien la problématique du TDAH, et peut-être qui sait certains de ces collègues auront peut-être une approche se rapprochant de la mienne. Un article sur mon approche est paru dans le no spécial TDAH du mois de mars de la revue de l’ordre qui rejoints un très grands nombres de psychologues.

      Bon cheminement, et restez à l’affût j’ai le projet de développer et d’offrir des formations grands publics au cours de l’année prochaine.

      Au plaisir, Dre Diane Dulude, psychologue

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